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Europes phénoménologiques

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17 octobre 2008

Université de Nantes, Campus Tertre, Château du Tertre
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Colloque organisé par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec le soutien des Archives de Philosophie

Au moment où l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout, pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle » de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation, l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent, privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme se sont développées en accompagnement de la décolonisation au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée, une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière. Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité « substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de l'universel : l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux -, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit, notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.

Europe

Matinée, Université de Nantes, Campus Tertre, Château du Tertre

Présidence : Jean-François Courtine (Université Paris IV-Sorbonne)
9 h  : Robert Legros (Université de Caen) : « L'Europe dans la Phénoménologie de l'esprit
de Hegel »
10 h : Emmanuel Housset (Université de Caen) : « Husserl et l'Europe »
11 h : Jean-Michel Salanskis (Université de Nanterre) : « L'Europe : l'idée, les hommes »

12 h : Pause déjeûner

Après-midi, Université de Nantes, Campus Tertre, Château du Tertre

Présidence : André Stanguennec (Université de Nantes)
14 h : Émilie Tardivel (Université de Paris I) : « Patocka et L'Europe »
15 h : Ari Simhon (Université de Rouen, CAPA) : « L'Europe comme mauvaise conscience selon Levinas »
16 h : Guy Petitdemange (Centre Sèvres) : « Hannah Arendt et l'Europe »

Soirée, en ville, Cosmopolis

Table ronde présidée par Jean-Michel Vienne (Université de Nantes) autour du travail de Jean-Marc Ferry (Université Libre de Bruxelles).

Renseignements : michelle.lemaitre@univ-nantes.fr
Contact :
Jean-Marie Lardic

Mis à jour le 6 mai 2009 par Sebastien MOTTA

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